Auteur : Alain Pierrot
Collection : Éducation et sciences
Genre : Sciences humaines
Le problème de l’intégration des enfants d’immigrés dans les écoles françaises et donc dans la société civile. « On ne peut pas être mieux intégré que Zidane » : cette expression stéréotypée, devenue indiscutable, fait partie de la « grammaire française de l’intégration », de ce qui s’impose implicitement à travers ce que Wittgenstein appelait nos jeux de langage et qui comporte « toute une mythologie ». En effet, nous ne cessons de distinguer les « Français de souche » des « immigrés », tout en donnant à la suppression symbolique de cette distinction une valeur hautement morale, celle du « métissage ».
Pourquoi, alors que la société française a si longtemps donné leur place aux étrangers sans le dire, éprouve-t-elle ainsi aujourd’hui tellement le besoin contradictoire de « mettre en scène » l’intégration ? Ce n’est qu’après la décolonisation que l’école républicaine s’est réoccupée de ses « enfants de travailleurs migrants », mais pourquoi leur est-il si peu naturel de dire : « Je suis intégré(e) » ? Si l’intégration est un « faux problème », une question mal posée, il reste à comprendre pourquoi nous l’avons prise ou la prenons tant au sérieux.
| Editeur |
Editeur Éditions Fabert |
|---|---|
| Date de parution |
Date de parution 04 juillet 2002 |
| Présentation |
Présentation Broché |
| EAN |
EAN 9782907164597 |
| Dimensions |
Dimensions 20 x 14 x 1.5 (en cm) |
| Poids |
Poids 230 grammes |
| Nombre de pages |
Nombre de pages 179 |
Le problème de l’intégration des enfants d’immigrés dans les écoles françaises et donc dans la société civile. « On ne peut pas être mieux intégré que Zidane » : cette expression stéréotypée, devenue indiscutable, fait partie de la « grammaire française de l’intégration », de ce qui s’impose implicitement à travers ce que Wittgenstein appelait nos jeux de langage et qui comporte « toute une mythologie ». En effet, nous ne cessons de distinguer les « Français de souche » des « immigrés », tout en donnant à la suppression symbolique de cette distinction une valeur hautement morale, celle du « métissage ».
Pourquoi, alors que la société française a si longtemps donné leur place aux étrangers sans le dire, éprouve-t-elle ainsi aujourd’hui tellement le besoin contradictoire de « mettre en scène » l’intégration ? Ce n’est qu’après la décolonisation que l’école républicaine s’est réoccupée de ses « enfants de travailleurs migrants », mais pourquoi leur est-il si peu naturel de dire : « Je suis intégré(e) » ? Si l’intégration est un « faux problème », une question mal posée, il reste à comprendre pourquoi nous l’avons prise ou la prenons tant au sérieux.
| Editeur |
Editeur Éditions Fabert |
|---|---|
| Date de parution |
Date de parution 04 juillet 2002 |
| Présentation |
Présentation Broché |
| EAN |
EAN 9782907164597 |
| Dimensions |
Dimensions 20 x 14 x 1.5 (en cm) |
| Poids |
Poids 230 grammes |
| Nombre de pages |
Nombre de pages 179 |
Version papier
Prix public : 20,00 €